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A Night time At The Opera est considéré par de nombreux critiques rock, followers et musiciens comme le chef-d’œuvre absolu de Queen. Il célèbre son 45e anniversaire, l’event pour nous de revenir sur sa création.

A Night time At The Opera suggest le groupe à son sommet non seulement musicalement mais aussi du level de vue de la créativité.

Un album très ambitieux

Quand on parle de groupe dans le cas de Queen, il s’agit bien de la somme de quatre personnalités, quatre musiciens particulièrement brillants, proposant chacun leurs propres compositions plutôt qu’un easy ensemble.

A Night time At The Opera est le 4e album de Queen et définir le son de la formation pour les années à venir. Il est précédé par l’glorious Sheer Coronary heart Assault, album peut être un peu moins sophistiqué mais non moins intéressant.

A Night time At The Opera se distingue particulièrement comme étant une œuvre method, innovante utilisant des possibilités studios qui n’avaient alors jamais été utilisées (ou presque jamais).

March of The Black Queen, l’embryon d’A Night time At The Opera ?

Queen s’est montré, dès ses débuts, très friand par les nouvelles expériences, les nouveaux sons.

L’écoute d’un titre comme “March Of The Black Queen” – sur le second album – nous prouve quelle course le groupe souhaitait alors prendre.

A Night time At The Opera sera aussi l’album d’un énorme tube qui s’inscrira directement et pour toujours comme l’un des plus grands morceaux de l’histoire du rock : “Bohemian Rhapsody“.

Mais même si Queen continuera à flirter avec le arduous rock dès ses débuts (Brian Could de Queen sera d’ailleurs un ami très proche de Tony Iommi, guitariste de Black Sabbath), il sera également un groupe profondément pop.

Et quand on parle de pop à l’époque, on ne peut s’empêcher de penser aux Beatles, une grande supply d’inspiration pour le groupe.

Demise On Two Legs, une gifle à leur ancien supervisor

“Demise On Two Legs (Devoted To…)”, la plage d’ouverture de l’album, exprime la colère de Freddie Mercury envers leur premier supervisor que Mercury accuse de l’avoir escroqué.

Le titre parle donc de ce personnage, Norman Sheffield, supervisor et copropriétaire des Trident Studios.

Comme l’expliqueront plus tard les membres du groupe, il y a de l’humour mais aussi beaucoup de colère dans ce titre, Freddie Mercury est ici furieux de ne pas avoir été respecté et ne pas avoir été payé par ce supervisor.

A noter que le riff de guitare du titre était au départ un “riff” de piano signé par Freddie Mercury, adapté en riff de guitare par Brian Could.

Taylor et son amour pour les voitures…

Sur l’album, on retrouve le titre “I’m In Love With My Automotive” composition du batteur Roger Taylor, qui est également chantée par ce dernier.

D’une construction en 6/8 (comme une valse), il est assez différent des autres titres du rock de l’époque. Roger Taylor y excelle ici non seulement au chant mais aussi à la batterie.

Comme son nom l’indique, le titre parle en fait de “tomber amoureux de sa voiture”. Taylor est en effet un grand fan d’cars et ensuite devenu  collectionneur de voitures de sport.

A l’origine, Brian Could, ne prenait pas ce titre très au sérieux, la thématique assez particulière, lui semblant trop légère. Mais le batteur va défendre son projet, jusqu’à ce qu’il soit admis par l’ensemble du groupe.

You’re My Finest Pal, du discret “Deaky”

Le personnage le plus discret de Queen (un groupe qui restera uni jusqu’à la mort de Freddie Mercury en 1991), sera le bassiste John Deacon.

Plutôt timide et réservé “Deaky” (son petit nom) était pourtant un élément clef du groupe.

La part rythmique de Queen sera l’une des plus solides de l’histoire du rock, baptisée “The Sonic Vulcano par Brian et Freddie, elle sera la base essentielle sur laquelle ils pourront se reposer pendant de très nombreuses années.

Mais en plus de son efficacité en tant que bassiste, John Deacon, musicien de l’ombre, composera quelques-uns des plus grands tubes de Queen.

Dès les débuts, Freddie Mercury encouragera John Deacon, le dernier arrivé dans le groupe, à composer aussi ses propres chansons.

C’est ainsi que naîtront des classiques comme “One other One Bites The Mud”, “I Need To Break Free” ou encore “You’re My Finest Pal” sur l’album A Night time At The Opera.

“You’re My Finest Pal” est toujours aujourd’hui un des titres favoris des radios “traditional rock” US.

Et une pointe de vaudeville, expensive…

On retrouve sur l’album deux plages assez “légères”, presque humoristique et typique de l’esprit Queen, deux titres composés par Freddie Mercury : “Lazing On A Sunday Afternoon” et “Seaside Rendez-vous”.

“Lazing On A Sunday Afternoon” a un côté très vaudeville. Interrogé par le Document Mirror en 1976, Mercury expliquera : “C’est un titre qui reflète mon humeur du second. Vous savez c’est juste un facet de ma personnalité. J’adore faire ce style de titres avec cette touche très vaudeville. J’adore écrire cela et j’en ferai probablement encore d’autre half la suite, c’est un véritable problem pour moi.”

Et, quand on l’écoute, on ne peut que constater qu’il n’y a que Queen pour sortir un titre comme celui-ci dans lequel fantaisie, creativeness et parfaite maîtrise du studio d’enregistrement se mélangent pour nous offrir ce résultat absolument somptueux.

Brian Could rend hommage à son père

Brian Could compose le titre “Good Firm” en clin d’œil à son père, Harold Could.

Ce dernier, qui, pendant la seconde guerre mondiale trimbalait avec lui un instrument très particulier : le “Banjo Ukelele” (qui n’est ni un Ukele, ni un Banjo).

En jouant la partie de guitare rythmique sur ce titre, Brian se souviendra des premiers accords qu’il a joués sur cet instrument étrange, c’est celui-ci qui lui donnera alors le goût de jouer de la guitare par la suite.

Autre élément à signaler dans ce titre, c’est ce superbe solo qui termine le morceau, solo lors duquel Brian Could aidé de sa guitare seule (le groupe est à cette époque très puriste et refuse d’utiliser des synthétiseurs) reproduira le son d’un orchestre de jazz du début du 20e en jouant avec des effets et des sons de guitares qui rappellent étrangement le son des cuivres.

Un perfectionnisme assumé

Le producteur Roy Thomas Baker est un des éléments clefs de cet album. Il aide le groupe à définir ce son si particulier. Déjà présent à la manufacturing de l’album Queen II (1974) et Sheer Coronary heart Assault (1974), Roy Thomas Baker produira ensuite notamment The Automobiles (1977 – premier album) ou, plus récemment, The Darkness et les Smashing Pumpkins.

Autre élément essential mais souvent malheureusement oublié dans l’histoire du groupe, on retrouve également ici l’ingénieur du son Mike StoneBrian Could précisera souvent que sans l’apport de Mike Stone, Queen n’aurait jamais pu réussir à peaufiner un album tel qu’A Night time At The Opera.

L’album utilise toutes les possibilités strategies studio de l’époque. Sur place, Queen se montre extrêmement perfectionniste.

Une journaliste, présente en studio à l’époque, déclarera que voir Queen en studio était passionnant mais très (trop) lengthy. Les musiciens prenaient parfois une journée entière pour peaufiner 30 secondes d’enregistrement.

The Prophet’s Music et l’affect japonaise

Quelques mots sur le titre “The Prophet’s Music”, à l’affect japonaise prononcée.

Avant la sortie d’A Night time At The Opera, Queen connaît déjà un succès considérable au Japon.

Au début du titre on peut entendre le son d’un Koto, jouet que Brian avait reçu au Japon et qui a ce son très particulier. Quant au bruit de vent qui introduit la plage, il ne s’agit pas d’un véritable son de vent mais bien de celui d’un ventilateur couplé à un déphaseur sur le micro.

Autre élément particulièrement remarquable dans ce titre c’est le solo vocal de Freddie Mercury en plein milieu. L’idée est de Brian Could qui adorait jouer avec le “delay” sur sa guitare, il suggest alors à Freddie d’essayer d’en faire de même avec son micro voix, le résultat sera brillant.

A propos de l’inspiration pour l’écriture de ce titre, le guitariste dira avoir fait un rêve ou il entendait une partie de la mélodie de celui-ci.

L’inoubliable Love of My Life

C’est sur A Night time At The Opera que l’on retrouve l’un des plus belles balades de Queen, le superbe “Love of My Life”.

Composition de Freddie Mercury, “Love Of My Life” est interprété principalement au piano par ce dernier. Brian Could l’accompagne à la guitare mais également à la harpe. Could, s’il est bien un professional de la guitare, n’est pas vraiment un spécialiste de la harpe et l’enregistrement du titre ne va pas se faire sans mal.

Brian Could : “En fait j’ai perdu plus de temps à accorder l’instrument qu’à enregistrer le morceau. C’était un véritable cauchemar parce qu’à chaque fois que j’essayais d’enregistrer, il y a quelqu’un qui ouvrait la porte du studio, la température changeait et la harpe se désaccordait. J’aurais détesté devoir jouer de la harpe sur scène, heureusement je ne l’ai jamais fait. J’ai vraiment du apprendre sur le tas remark en jouer, voir remark cela fonctionnait avec la pédale and so on., et j’ai donc enregistré la part harpe petit morceau par petit morceau.”

Le Sgt Pepper de Queen ?

Le perfectionnisme, parfois maladif, des membres du groupe porte ses fruits. Par la suite, Brian Could expliquera qu’A Night time At The Opera était, d’une certaine façon leur Sgt Pepper.

“Candy Woman” est la composition la plus arduous rock que Brian Could proposera sur l’album.

D’après Roger Taylor, les directives d’enregistrement de ce titre seront assez floues et Brian Could aura du mal à exprimer ce qu’il voudra exactement pour ce morceau en studio.

C’est ce titre “Candy Woman” qui deviendra ensuite la base de la “quick model” de “We Will Rock You” que Queen joua plus tard sur scène. En fait le groupe jouait la model “normale” de We Will Rock You plus tard dans le set mais jouait une model plus rapide, avec les mêmes paroles, mais un rythme et une construction bien différente, généralement pour ouvrir ses live shows.

Astronomie et science-fiction

Brian Could ne l’a jamais caché, c’est un grand fan d’astronomie. Avant de devenir guitariste, il sera d’ailleurs diplômé en astrophysique. En 2007, il deviendra d’ailleurs Docteur en astrophysique et terminera donc sa thèse, plus de 30 ans après l’avoir débuté.

Un astéroïde porte d’ailleurs son nom (l’Asteroid 52665 Brianmay pour être plus précis). Et le “39′” fait référence à ce monde qui passionne Brian depuis sa plus tendre enfance.

“39”” raconte en fait l’histoire d’un astronaute qui voyage dans l’espace à la vitesse de la lumière. Mais, alors qu’il rentre chez lui en compagnie de son équipe, plus de 100 ans sont passés sur terre et sa femme, sa famille et ses enfants sont tous morts. Il a alors le même âge que ses petits-enfants.

Pour écrire ce morceau et cette histoire, Brian Could s’encourage fortement d’une histoire d’Herman Risse intitulée “The River”.

Pour l’anecdote, “39′” est aussi chronologiquement le 39e morceau de Queen à être paru sur un album.

Sur la model studio de ce titre, c’est Brian Could et non pas Freddie qui chante la voix principale (Freddie se contente de chanter les chœurs). Roger Taylor sera aussi très présent sur la model studio dans les chœurs, il arrivera notamment à monter particulièrement haut lors de certains passages du morceau.

L’affect des Marx Brothers

Le nom A Night time At The Opera a été choisi par le groupe après avoir vu le movie du même nom signé par les Marx Brothers.

Roy Thomas Baker leur avait apporté la cassette vidéo du movie pour les détendre après l’enregistrement du titre “Bohemian Rhapsody”.

Queen, qui venait alors de parodier l’opéra dans “Bohemian Rhapsody”, s’est dit que le titre du movie convenait parfaitement pour leur album (d’ailleurs le titre de l’album suivant, A Day At The Races provient également d’un autre movie des Marx Brothers).

A noter que le titre “Bohemian Rhapsody” a été évoqué aussi dans la chronique “Barok By no means Dies.

Bohemian Rhapsody

Les periods d’enregistrement de “Bohemian Rhapsody” ont débuté le 24 août 1975 et se sont étalées sur plus de three semaines !

Le titre a été composé par Freddie Mercury. Le chanteur avait, selon ses dires, toute la construction du morceau en tête avant de l’enregistrer. Les harmonies vocales de Freddie Mercury, Brian Could et Roger Taylor ont nécessité 84 heures de travail.

Comme le studio ne bénéficiait alors que de 24 pistes analogiques, Could, Taylor et Mercury ont dû se “doubler” à de nombreuses reprises.

Quelques mots sur les devices joués lors de cette session d’enregistrement

John Deacon joue sur une basse Fender Precision, Brian Could, lui, joue sur sa fidèle Pink Particular (qu’il a conçue avec son père) Roger Taylor joue sur une batterie Ludwing et utilise un Gong Paiste. Freddie Mercury, finalement, joue sur un Bechstein “Live performance” Grand Piano (piano que l’on peut voir dans le clip vidéo du titre).

Le premier vidéoclip de l’histoire ?

“Bohemian Rhapsody” est aussi souvent considéré comme le premier clip vidéo de l’histoire du rock.

Ce n’est pas vraiment le cas, de nombreux clips promos avaient déjà été enregistrés auparavant. Cependant on peut dire que c’est le premier qui va véritablement populariser ce nouveau format de clip vidéo et inciter de nombreux autres groupes à en faire de même par la suite.

Le clip de “Bohemian Rhapsody” est réalisé par Bruce Gowers. Son coût de manufacturing a été de 4500 livres sterling (montant ridicule par rapport aux grosses productions actuelles).

La vidéo avait été enregistrée pour l’émission de la BBC “Prime of the Pops”. Le groupe étant alors en tournée, il ne pouvait apparaître “reside” dans l’émission.

Célébré à de nombreuses reprises comme l’un des plus grands titres de rock de tous les temps, “Bohemian Rhapsody” est aussi le seul single a avoir été classé numéro 1 à deux reprises dans les charts britannique à la période de Noël (il se classera premier à sa sortie fin 75-début 76 ainsi que lors de sa réédition suite au décès de Freddie Mercury à la fin 91 début 92).

A sa sortie, le single se classera à la première place en Grand Bretagne (9 semaines consécutives) et à la 9ème place aux Etats-Unis. En 1992, grâce au succès du movie Wayne’s World, le titre connaîtra une seconde jeunesse et se classera alors à la deuxième place des charts US.

A noter qu’il connaîtra à nouveau le succès suite à la sortie du movie “Bohemian Rhapsody” en 2018, biopic consacré à la vie de Freddie Mercury et Queen.

Dans l’actualité du groupe Queen, notons que Brian Could a récemment proposé un nouveau modèle de lunettes 3D.

Si vous êtes fan de Queen, nous vous invitons aussi à redécouvrir l’article réalisé récemment à l’event du 40e anniversaire de l’album The Recreation.

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