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C’est à Londres que s’est tenu le live performance historique réunissant la high-quality fleur du rock alternatif anglais, au nom du mouvement Rock In opposition to Racism

Lors d’un live performance à Birmingham, Eric Clapton – grand guitariste devant l’éternel, mais politiquement conservateur –, ivre, déclare son soutien à Enoch Powell, un homme politique anglais d’extrême droite, chantre du fight contre l’immigration en Angleterre. À cette époque, l’Angleterre traverse une grave crise politique. Les néofascistes du Entrance nationwide entament une stigmatisation des immigrés à travers le pays, provoquant diverses altercations. En réponse à ces événements, une affiliation de musiciens anglais, Rock In opposition to Racism (rassemblant des punks, des rastas mais aussi des musiciens new wave), est fondée. Un however commun : combattre le racisme en sensibilisant artistes et grand public.

Conscience rebelle 

La plus importante manifestation organisée par Rock In opposition to Racism, avec l’aide de la Ligue antinazi, se déroule le 30  avril 1978. Elle débute par une longue marche qui half de Trafalgar Sq. pour se terminer au parc Victoria, où se tient un grand live performance. Près de 100 000 personnes se massent devant la scène pour écouter The Conflict, Buzzcocks, Metal Pulse, The Ruts, Sham 69, X-Ray Spex et Tom Robinson Band, tandis qu’une seconde marche arrive à Brockwell Park, au sud de Londres, où Stiff Little Fingers, Aswad et Elvis Costello donnent un second live performance.

Le rock vient de se trouver une nouvelle définition. Conscient, rebelle, concentré, prêt à bousculer les jeunes et la politique anglaise. Prêt à parler haut et fort. Le punk avait secoué la musique et la société anglaise ; une nouvelle génération vient d’éclore, furieuse et irrévérencieuse. Munie d’un regard et une perspective n’ayant plus grand-chose à voir avec “les pères fondateurs du rock”. Fini les cheveux longs et les attitudes de hippie. Un profond désir de faire du bruit et de provoquer le scandale se fait jour.

Rock de fight

Le punk de 1978 n’est plus celui de ses premières années, les Intercourse Pistols sont morts et beaucoup de choses ont changé en deux ans. Il y a une nouvelle prise de conscience, un désir ardent de changer la donne, de mettre le rock à nouveau au centre de la tradition ; ce qui provoque une obscure d’engagements qui apparel tous les musiciens de la new wave. Pourtant, les deux générations se réunissent ce jour-là, militants comme anciens hippies, ceux qui croient encore que le rock peut changer le monde.

Et ils sont là, en grand nombre, face à la scène, prêts à pogoter et à faire un peu de bruit. Ils sont là pour occuper l’espace, pour soutenir les groupes avec enthousiasme, pour signaler, par leur présence, une nouvelle réalité, mais aussi pour enterrer les années 1970.

Photo of CLASH and Jimmy PURSEY and SHAM 69 and Joe STRUMMER and Paul SIMONON

Jimmy Pursey de Sham 69 qui chante avec the Conflict / © Getty Photographs

Rock In opposition to Racism rallie des dizaines de milliers de personnes ce jour-là. Pour les Conflict, les porte-drapeaux du “rock de fight”, c’est le live performance de la consécration. Ils prouvent que le rock peut à nouveau être militant et rebelle. Ils viennent de sortir leur premier album après avoir passé deux années sur les routes anglaises, surfant sur la obscure de la révolution punk.

British Invasion

Le groupe est solide. Mick Jones, guitariste et créatif, apporte un rythme qui aircraft entre punk, rock’n’roll et reggae. Il est soutenu par Paul Simonon à la basse et Topper Headon à la batterie. Mais ce qui caractérise le plus le groupe, c’est son chanteur emblématique, Joe Strummer. Sa voix et sa guitare écrasante sont assorties à son côté rebelle et effronté.

La fin du set avec “White Riot”, hurlé par Strummer avec la complicité de Jimmy Pursey (Sham 69), est le cri d’une génération qui refuse l’immobilisme.

https://www.youtube.com/watch?v=UqJziLpnkEU

Les années 1970 se concluent par un rassemblement qui n’a rien en commun avec les enfants du flower energy et de Woodstock. À Victoria Park, la new wave anglaise va changer le visage de la musique dans le monde entier. Une seconde “British Invasion” en Amérique se profile, dictant de nouvelles règles au rock.


Un movie enfin dans les cartons ! 

Cet événement est à l’honneur du métrage White Riot, un movie de Rubika Shah. La sortie, prévue cet été au cinéma, le 5 août. Ci-dessous la bande-annonce (by way of The Jokers) :

Belkacem Bahlouli



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