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Le movie White Riot retrace la période où l’Angleterre était en proie à une obscure de racisme sans précédent et où un collectif d’artistes, Rock In opposition to Racism, décidait de prendre le mal à la racine. Et, entre autres actions, organisait plusieurs live shows à Londres avec en level culminant, le live performance de Victoria Park avec The Conflict.

La sortie aujourd’hui de White Riot de la réalisatrice Rubika Shah, revenant sur la montée de l’extrême droite à la fin des années 1970 en Angleterre, prend une nouvelle dimension alors que les rues des grandes villes du monde entier résonnent des slogans des hundreds of thousands de manifestants rassemblés pour dénoncer les meurtres racistes et la violence policière. “I can’t breathe”, le cri d’agonie poussé par George Floyd lors de son arrestation/meurtre en mai dernier, à Minneapolis, est désormais au centre de tous les combats.

En miroir, quarante-cinq ans auparavant, le Royaume-Uni voyait déferler la obscure punk, dont une partie des membres de ce mouvement musical et politique s’inscrit directement dans le fight antifasciste. Automotive il fallait faire face à la montée du nationalisme raciste britannique : les actualités de l’époque, ainsi que le montre le movie, retracent des faits divers d’attaques contre les communautés, notamment d’origines jamaïcaine ou pakistanaise. Ce sont ces événements qui ont aussi servi de trame de fond au movie Music of My Life, de Gurinder Chadha, où l’on découvre le quotidien des familles d’origine pakistanaise qui se font harceler en permanence.

Aussi, le collectif Rock In opposition to Racism cherchera à réconcilier les communautés d’un pays en crise. Automotive même si le rock s’y est mis, tout le monde se souvient que lors d’un live performance à Birmingham, Eric Clapton – grand guitariste devant l’éternel, mais politiquement conservateur –, ivre, avait déclaré son soutien à Enoch Powell, un homme politique anglais d’extrême droite, chantre du fight contre l’immigration en Angleterre. À cette époque, les îles britanniques traversent une grave crise politique : les néofascistes du Nationwide Entrance entament une stigmatisation des immigrés à travers le pays, provoquant diverses altercations. En réponse à ces événements, une affiliation de musiciens anglais, Rock In opposition to Racism (rassemblant des punks, des rastas mais aussi des musiciens new wave), est fondée, dont le however est de combattre le racisme en sensibilisant artistes et grand public.

La plus importante manifestation organisée par Rock In opposition to Racism, avec l’aide de la Ligue antinazi, se déroule le 30 avril 1978 : elle débute par une longue marche qui half de Trafalgar Sq. pour se terminer à Victoria Park, où se tient un grand live performance. Près de 100 000 personnes se massent devant la scène pour écouter The Conflict, Metal Pulse, ou Tom Robinson Band, tandis qu’une seconde marche arrive à Brockwell Park, au sud de Londres, où Stiff Little Fingers, Aswad et Elvis Costello donnent un second live performance.

Le rock vient de se trouver une nouvelle définition : conscient, rebelle, concentré, prêt à bousculer les jeunes et la politique anglaise, prêt à parler haut et fort. Le punk avait secoué la musique et la société ; une nouvelle génération vient d’éclore, furieuse et irrévérencieuse, avec un regard et une perspective n’ayant plus grand-chose à voir avec “les pères fondateurs du rock”. Fini les cheveux longs et les attitudes de hippie, un pro-fond désir de faire du bruit et de provoquer le scandale se fait jour. Le punk de 1978 n’est plus celui de ses premières années, les Intercourse Pistols sont morts et beaucoup de choses ont changé en deux ans.

Il y a une nouvelle prise de conscience, un désir ardent de changer la donne, de mettre le rock à nouveau au centre de la tradition ; ce qui provoque une obscure d’engagements qui apparel tous les musiciens de la new wave. Pourtant, les deux générations se réunissent ce jour-là, militants comme anciens hippies, ceux qui croient encore que le rock peut changer le monde. Et ils sont là, en grand nombre, face à la scène, prêts à pogoter et à faire un peu de bruit. Ils sont là pour occuper l’espace, pour soutenir les groupes avec enthousiasme, pour signaler, par leur présence, une nouvelle réalité, mais aussi pour enterrer les années 1970.

Rock In opposition to Racism rallie des dizaines de milliers de personnes ce jour-là, et pour le Conflict, les porte-drapeaux du “rock de fight”, c’est le live performance de la consécration. Ils prouvent que le rock peut à nouveau être militant et rebelle. Ils viennent de sortir leur premier album après avoir passé deux années sur les routes, traversant l’Angleterre de half en half en surfant sur la obscure de la révolution punk. Le groupe est solide : Mick Jones, guitariste et créatif, apporte un rythme qui aircraft entre punk, rock’n’roll et reggae, soutenu par Paul Simonon à la basse et Topper Headon à la batterie. Mais ce qui caractérise le plus le groupe, c’est son chanteur emblématique, Joe Strummer. Sa voix et sa guitare écrasante sont assorties à son côté rebelle et effronté.

La fin du set avec “White Riot”, hurlé par Joe Strummer avec la complicité de Jimmy Pursey de Sham 69, est le cri d’une génération qui refuse l’immobilisme. Les années 1970 se concluent par un rassemblement qui n’a rien en commun avec les enfants du Flower Energy et de Woodstock. À Victoria Park, la new wave anglaise va changer le visage de la musique dans le monde entier la décennie suivante, et provoquer une seconde “British Invasion” en Amérique, en dictant de nouvelles règles au rock.


White Riot, à voir en salle dès le 5 août 2020. Toutes les infos sur le movie à retrouver par ici.

Affiche du movie

Abel Corroyer



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