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Pour sa première grande interview depuis des années, Bob Dylan a choisi le New York Instances : il leur parle de son nouvel album, de Little Richard et des chansons des Stones qu’il a toujours rêvé d’écrire… Le recap !

Le questions-réponses auquel s’est prêté Bob Dylan avec le New York Instances ce vendredi 12 juin est à inscrire dans les mémoires. Il s’agit en effet de sa première « grande » interview depuis… trois ans ! La dernière en date, avec Invoice Flanagan, est d’ailleurs à relire sur son propre website net. Dans cette nouvelle interview, Dylan parle à l’historien Douglas Brinkley de son prochain album, Tough and Rowdy Methods (dans les bacs le 19 juin), notamment du titre colossal « Homicide Most Foul » ou encore du controversé « I Include Multitudes ».

Il partage également ses chansons préférées des Eagles, ses pensées sur la pandémie et la mort récente de George Floyd qui a récemment secoué les États-Unis. « Ça m’a rendu malade de voir George Floyd torturé à mort comme ça », a-t-il confié. « C’était plus qu’horrible. Espérons que justice sera rendue rapidement pour la famille Floyd et pour la nation. »

Voici 10 extraits phares de l’interview.


1. Il craint que le passé ne passe aux oubliettes.

Au toute début de la dialog, Brinkley interroge Dylan sur la signification de « Homicide Most Foul ». Le musicien admet d’emblée son appréhension concernant l’état du monde en 2020, tout en soulignant que ce style d’anxiété n’est pas forcément ressentie par les jeunes générations. « On a tendance à vivre dans le passé, mais ce n’est que nous », a-t-il déclaré à Brinkley. « Les jeunes n’ont pas cette manie. Ils n’ont pas de passé, donc tout ce qu’ils savent, c’est ce qu’ils voient et entendent. Ils sont prêts à croire n’importe quoi. Dans 20 ou 30 ans, ils seront au premier plan. »

Un peu pessimiste, il prédit que le passé sera finalement oublié : « Quand vous voyez quelqu’un qui a 10 ans, il va être aux commandes dans 20 ou 30 ans, il n’aura pas la moindre idée du monde que nous connaissions », dit-il. « Les jeunes qui sont en plein dans leur adolescence n’ont presque pas de souvenirs à se remémorer. Il est donc préférable d’entrer dans cet état d’esprit dès que attainable, automotive cela deviendra la réalité. »

2. Il évoque les décès récents de John Prine et de Little Richard.

Après la mort de Little Richard survenue le 9 mai, Dylan a rendu hommage au pionnier du rock, le décrivant comme « une étoile brillante et une lumière directrice, quand je n’étais qu’un petit garçon. » Il a ensuite reflété ce décès avec celui d’une autre de ses inspirations, le regretté John Prine. « Ces deux hommes ont triomphé dans leur travail », dit-il. « Ils n’ont pas besoin que quelqu’un leur rende hommage. Tout le monde sait ce qu’ils ont fait et qui ils étaient. Ils méritent tout le respect et les louanges qu’ils ont reçus. Cela ne fait aucun doute. »

3. « Fairly Maids in a Row » des Eagles pourrait être, selon lui, l’une des meilleures chansons jamais écrites.

L’épopée « Homicide Most Foul » contient tellement de références historiques qu’il est difficile de réellement tracer un fil conducteur. Entre les passages sur Autant en emporte le vent et le mafieux Bugsy Siegel, le morceau rend aussi hommage aux fondateurs du groupe de rock mythiques des années 70 – les Eagles – avec un clin d’œil à la plus grande contribution du bassiste Randy Meisner : « Play Don Henley/Play Glenn Frey/Take it to the restrict and let it go by. »

Lorsque Brinkley l’a ensuite interrogé sur ses chansons favorites des Eagles, Dylan en a cité trois – toutes de Lodge California. « ‘New Child in City », « Life within the Quick Lane », « Fairly Maids All in a Row », a-t-il énoncé. A propos de la dernière : « Ça pourrait être l’une des plus belles chansons jamais écrites. »

« La chanson est comme un tableau, on ne peut pas tout voir d’un coup si on se tient trop près. »

4. Il parle de la controverse autour d’Anne Frank dans « I Include Multitudes ».

Dans l’un de ses derniers morceaux « I Include Multitudes », Dylan a surpris tout le monde : c’est dire, l’affiliation entre Anne Frank et les cinéastes George Lucas et Steven Spielberg avait de quoi laisser songeur. « Je suis comme Anne Frank, comme Indiana Jones/et ces dangerous boys britanniques, les Rolling Stones/Je vais jusqu’au bout, je vais jusqu’à la fin/Je vais là où tout ce qui a été perdu est finalement réparé. »

« Son histoire signifie beaucoup », a-t-il expliqué à Brinkley. « C’est profond, difficile à articuler ou à paraphraser, surtout dans la tradition moderne. Tout le monde a une capacité d’consideration si courte. Mais vous sortez le nom d’Anne de son contexte, elle fait en fait partie d’une trilogie. Vous pourriez tout aussi bien vous demander : ‘Qu’est-ce qui vous a décidé à inclure Indiana Jones ou les Rolling Stones ?’ »

« Les noms eux-mêmes ne sont pas solitaires », dit-il. « C’est leur combinaison qui apporte quelque selected de plus. Il n’est pas pertinent d’entrer dans les détails. La chanson est comme un tableau, on ne peut pas tout voir d’un coup si on se tient trop près. Les morceaux individuels ne sont qu’une partie d’un tout. »

5. Il aurait aimé pouvoir écrire « Angie » des Rolling Stones.

Dylan a admis qu’il aurait aimé écrire la pièce maîtresse de Goats Head Soup, ainsi que « Ventilator Blues » et « Wild Horses ». Imaginez…

6. Il fait l’éloge du guitariste Charlie Sexton.

Sexton a commencé à jouer dans le groupe de Dylan en 1999, l’a quitté en 2002 et est finalement revenu en 2009. Les followers le considèrent comme l’un des plus grands guitaristes avec lesquels Dylan ait jamais joué, non loin de Robbie Robertson. « Il n’y a pas une seule de mes chansons dont Charlie ne se sente pas partie prenante », a déclaré Dylan à Brinkley. « Charlie est bon sur toutes mes chansons. »

« Ce n’est pas un guitariste qui frime, même s’il peut le faire », a-t-il poursuivi. « Il est très modéré dans son jeu mais peut être explosif quand il le veut. C’est un fashion de jeu classique. Très vieille école. Il habite une chanson plutôt que de la posséder, de l’attaquer. Il a toujours fait ça avec moi. »

7. Woman from the North Nation l’a fait pleurer.

La comédie musicale de Conor McPherson a été saluée, notamment pour sa sélection de chansons plutôt atypique du répertoire de Dylan. Tout au lengthy de la pièce, le metteur en scène a en effet choisi les titres préférés des « followers hardcore », comme on dit. On pense à « Gradual Practice », « Is Your Love in Useless ? » et « Sweetheart Like You ».

Naturellement, cela a touché le Zim. « Bien sûr, je l’ai vu et ça m’a affecté », a-t-il dit. « Je l’ai vu comme un spectateur anonyme, pas comme quelqu’un qui a quelque selected à voir avec ça. J’ai juste laissé faire. La pièce m’a fait pleurer à la fin. Je ne peux même pas dire pourquoi. Quand le rideau est tombé, j’ai été stupéfait. Je l’étais vraiment. Dommage que Broadway ait fermé parce que je voulais la revoir. »

« Même si vous peignez un chef-d’œuvre, que ferez-vous ensuite ? »

8. Il analyse « After I Paint My Masterpiece ».

Brinkley admet que le classique sorti en 1971 de Dylan a grandi en lui au fil des écoutes et des années. Selected étonnante : le musicien l’a rejoint. « Il a grandi en moi aussi », dit-il. « Je pense que cette chanson a quelque selected à voir avec notre monde, qu’importe les époques. Quelque selected qui est hors de portée. C’est un endroit où vous aimeriez être au-delà de votre propre expérience. Quelque selected qui est si suprême que vous ne pourriez jamais l’atteindre et si c’était le cas, ne jamais en redescendre. »

« C’est ce que la chanson essaie de dire, et il faudrait remettre cela dans notre contexte », a-t-il poursuivi. « Même si vous peignez un chef-d’œuvre, que ferez-vous ensuite ? Il est évident que vous devrez peindre un autre chef-d’œuvre. Cela pourrait donc devenir une sorte de cycle sans fin, une sorte de piège. »

« Je pense que le corps et l’esprit vont de pair. »

9. Non, il n’a pas l’intention d’enregistrer un album de bluegrass.

Ce n’est peut-être pas la query la plus passionnante, mais la réponse de Dylan mérite d’être notée : « Je n’ai jamais pensé à cela », a-t-il dit. « Le bluegrass est mystérieux et profondément enraciné, il faut presque être né dedans pour en jouer. Ce n’est pas parce que vous êtes un grand chanteur, ou un grand ceci ou cela, que vous pouvez faire partie d’un groupe de bluegrass. C’est presque comme la musique classique. C’est harmonique et méditatif, mais il faut du sang. Si vous avez déjà entendu les Osborne Brothers, alors vous savez de quoi je veux parler. C’est une musique qui ne pardonne pas. »

10. Il évite (habilement) une query sur sa santé.

Brinkley a conclu l’interview en interrogeant Dylan sur son état de sa santé actuel… ce à quoi il n’a pas vraiment répondu. « Oh, c’est la grande query, n’est-ce pas ? Je pense que le corps et l’esprit vont de pair. Il doit y avoir une sorte d’accord. J’aime à penser que l’esprit est l’esprit et le corps la substance. J’essaie juste d’aller en ligne droite et de rester dessus, de rester au niveau. »


Tough and Rowdy Methodsle nouvel album de Bob Dylan, sortira dans les bacs le 19 juin.



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