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(Re)découvrez le grand classique de Paul McCartney, Flaming Pie, dans une réédition, assortie de bonus et d’inédits

La mélancolie presque irlandaise de «The Songs We Have been Singing» (sur le bon vieux temps du 20 Forthlin Highway, à Liverpool, en compagnie de John Lennon)… l’irrésistible innocence de «Younger Boy» (avec Steve Miller)… la douceur de ses ballades intimistes («Sometime», «Little Willow»)… la majestueuse et anachronique beauté pop de «Lovely Night time»… sans oublier l’enthousiasme communicatif de la chanson-titre, enregistrée « sur le pouce » : dès sa sortie, en 1997, Flaming Pie s’imposait comme un grand disque de McCartney.

Après trois années passée à fouiller dans les archives sonores des Beatles pour le projet Anthology, le musicien (par ailleurs bridé par son label) aspirait à retrouver la fraîcheur et l’immédiateté des chansons qu’il composait, dans les sixties, au sein du plus grand groupe du monde.

Et Jeff Lynne, l’homme de E.L.O. – que George Harrison avait imposé pour produire les singles « Free as a Fowl » et « Actual Love » à partir des demos de Lennon ) – était le meilleur partenaire potential pour « mettre en son » les morceaux qu’il avait accumulés – parfois enregistrés sur une easy guitare acoustique -, en capturer l’essence et en élaborer l’association le plus catchy : on le réalise pleinement à l’écoute des précieux bonus qui complètent la nouvelle édition de Flaming Pie, telles cette maquette acoustique de « The World Tonight » ou celle, plus spectaculaire encore, de « Lovely Night time », qu’il interprète seul au piano, avant l’entrée en scène de l’ami Ringo Starr, de Linda et des orchestrations de George Martin.

En 1961, dans le Mersey Beat, Lennon avait inventé pour rire la « imaginative and prescient » d’un homme sur une tarte en feu intimant à son groupe de s’appeler désormais les Beatles avec un A. 35 ans plus tard, McCartney, « the person on the flaming pie » ,s’amusait encore, tel un enfant trop doué, à triturer les photographs du mythe, dans un magnifique télescopage de nostalgie et de jeunesse éternelle qui proceed de nous bluffer.


Alain Gouvrion



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