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Icône soul et pop, maître du groove, l’ex-enfant prodige de la Motown est né le 13 mai 1950. Depuis près de soixante ans, ses chansons nous émerveillent, nous interpellent, nous font danser, nous émeuvent. Petit voyage musical non exhaustif.

Stevland Hardaway Morris (né Judkins) a vu le jour le 13 mai 1950 à Saginaw, dans le Michigan. Aveugle depuis sa petite enfance, enfant prodige en musique, il rejoint le label Tamla Motown de Berry Gordy dès l’âge de 11 ans. Du fait de sa précocité, on lui attribue un nom de scène, “Little Stevie Surprise” qu’on pourrait traduire par “petite merveille de Stevie”. Il enregistre à 12 ans son premier album, The Jazz Soul of Little Stevie et dévoile son immense expertise au grand public quand il vient chanter Fingertips à la télévision en 1964. Très vite, le petit Stevie deviendra grand mais il restera merveilleux, naviguant avec la même grâce entre soul, funk, reggae, hommages au jazz, chansons d’amour, chroniques sociales ou hymnes à la fraternité. Le second est venu de chanter à son consideration Pleased Birthday, le titre que cet artiste engagé a dédié en 1980 à Martin Luther King.

“Uptight (All the things’s Alright)” – 1965

“Uptight” (Stevie Surprise, Sylvia Moy, Henry Cosby, 1965), à la télévision en 1966

Un énorme succès de l’aube de la carrière de Stevie Surprise. La chanson Uptight, sortie en novembre 1965, devient un tube au début de l’année 1966. Son succès hâte la sortie d’un album éponyme lancé en mai 1966, le mois du 16e anniversaire du jeune chanteur. Stevie Surprise mûrit, forge sa griffe et s’émancipe peu à peu de ses influences, Ray Charles en tête, chanteur, pianiste et aveugle comme lui, et à qui il a consacré son deuxième album Tribute to Uncle Ray (1962).

“For As soon as in my Life” – 1968

“For As soon as in my Life” (Ron Miller, Orlando Murden 1968)

For As soon as in my Life est la chanson-titre du dixième album – déjà ! – d’un Stevie Surprise qui n’a que 18 ans et qui s’est déjà imposé comme l’un des piliers de la Motown. Il n’est pas le premier artiste à enregistrer cette ballade mélodieuse écrite et composée par Ron Miller et Orlando Murden. Mais sous ses doigts et dans sa voix, la chanson deviendra un classique intemporel de son répertoire. À savourer aussi, cette model plus rapide et ébouriffante au Ed Sullivan Present ou cette model groovy avec orchestre et choristes.

“Superstition” – 1972

“Superstition” (Stevie Surprise, 1972) en stay dans l’émission “Sesame Road”

Dans cette chanson extraite de l’album Speaking Ebook sorti en octobre 1972, Stevie Surprise dénonce les superstitions populaires et leur emprise néfaste sur les gens. Ce classique du répertoire du chanteur a été repris par de grands artistes de tous horizons, de Jeff Beck (ils l’ont même joué ensemble sur scène) au regretté Stevie Ray Vaughn en passant par les Jackson 5 sur scène.

“You’re the Sunshine of my Life” – 1972

“You’re the Sunshine of my Life” (Stevie Surprise, 1972), stay à la Maison Blanche devant Barack Obama

Chanson d’ouverture de l’album Speaking Ebook (1972), You’re the Sunshine of my Life est l’une des plus belles déclarations d’amour de la discographie de Stevie Surprise. Elle a permis au chanteur de remporter l’un des 25 Grammy Awards de sa carrière (meilleure efficiency vocale pop masculine). Sur la model du disque, Stevie Surprise ne chante pas seul : les deux premières phrases sont interprétées successivement par les chanteurs Jim Gilstrap et Lani Groves. La chanson a été reprise très vite par différents artistes, à commencer par le saxophoniste Lou Donaldson (en mode jazz cool). En France, on se souvient de l’adaptation française de Sacha Distel, en solo ou en duo avec Brigitte Bardot.

“Dwelling for the Metropolis” – 1973

“Dwelling for the Metropolis”(Stevie Surprise, 1973), stay à la télévision allemande en 1974

Fresque sociale d’un réalisme cinglant, dénonciation du racisme ancré dans la société américaine, Dwelling for the Metropolis est l’une des chansons les plus puissantes de Stevie Surprise. Elle determine dans un album monumental du chanteur, Innervisions (1973), l’un de ses chefs-d’œuvre. Dans sa model studio, la chanson relate, avec bruitages de rues, voix et sirènes de police, le parcours d’un jeune Noir issu d’une famille pauvre du Mississippi qui tente de survivre à New York, et qui se retrouve – comme beaucoup avant lui et après lui – au mauvais endroit au mauvais second, est accusé d’un crime et finit en jail.

“Larger Floor” (1973)

“Larger Floor” (Stevie Surprise, 1973), à la télévision allemande en 1974

Larger Floor est un autre level d’orgue de l’album Innervisions – qui ne comporte à peu près que des grandes chansons, en vérité… Stevie Surprise y évoque la thématique de la réincarnation. Fait troublant, l’inspiration de ce morceau funk lui est venue peu de temps avant un grave accident de la route qui a failli lui coûter la vie en août 1973. La voiture dans laquelle il avait pris place a heurté violemment l’arrière d’un camion, occasionnant quatre jours de coma pour le chanteur. En 1989, le groupe américain Purple Sizzling Chili Peppers a repris Larger Floor dans son album Mom’s Milk. Leur model explosive a beaucoup contribué à leur succès.

“Is not She Pretty” – 1976

“Is not She Pretty” (Stevie Surprise, 1976) sur scène à Hyde Park, à Londres, en 2016

Is not She Pretty est l’une des chansons les plus célèbres et les plus joyeuses de Stevie Surprise. C’est une célébration jubilatoire de la naissance de sa première fille, Aisha Morris, en février 1975. Aisha, devenue artiste à son tour, travaille aux côtés de son père. La chanson determine sur le double album Songs within the Key of Life (1976) de Stevie Surprise, l’un des sommets de sa discographie.

“I Want” – 1976

“I Want” (Stevie Surprise, 1976), stay à Tokyo en 1982

Dans la chanson I Want, autre classique de Songs within the Key of Life, Stevie Surprise évoque avec une nostalgie radieuse ses jeunes années qu’il aimerait bien voir revenir… Ce titre au groove irrésistible a été samplé en 1999 par Will Smith dans son tube hip-hop Wild Wild West, titre phare de la bande originale du movie du même nom.

“As” – 1976

“As” (Stevie Surprise, 1976)

L’un des plus grands moments de Songs within the Key of Life. L’une des chansons les plus éblouissantes, les plus profondément humanistes, de Stevie Surprise. Le chanteur y développe une promesse d’amour d’un grand lyrisme, qui pourrait avoir plusieurs niveaux de lecture : l’amour pour la femme qu’il aime, mais aussi un amour plus universel, ou un amour d’ordre spirituel. Le pianiste de jazz Herbie Hancock est au Fender Rhodes dans la model discographique longue de plus de sept minutes. Dans la même power émotionnelle, on pourrait aussi citer l’immense Pleasure Inside my Tears, dans le même album… As, monument de la soul, a été revisité avec brio par le regretté George Michael, avec Mary J. Blige, en 1998.

“Sir Duke” – 1976

“Sir Duke” (Stevie Surprise, 1976)

Dans cet hommage lumineux au jazz, Stevie Surprise évoque de grands noms de ce style musical : Rely Basie, Glenn Miller, Louis Armstrong (by way of son surnom Satchmo), Ella Fitzgerald et bien sûr “le roi” Duke Ellington (“The King of all, Sir Duke”) disparu en mai 1974, environ deux ans avant la sortie de Songs int the Key of Life.

“Pastime Paradise” – 1976

“Pastime Paradise” (Stevie Surprise, 1976)

On ne peut pas quitter Songs within the Key of Life sans mentionner Pastime Paradise, une chanson au texte philosophique et social permettant diverses interprétations, et au son toujours moderne, intemporel, porté par un utilization novateur du synthétiseur à l’époque et le renfort de chœurs Hare Krishna et de percussions indiennes. Ce morceau a été samplé et repris par de très nombreux artistes, du rappeur Coolio en 1995 à la chanteuse Patti Smith en 2007, et récemment par le pianiste de jazz Chick Corea.

“Grasp Blaster (Jammin’)” – 1980

“Grasp Blaster (Jammin’)” (Stevie Surprise, 1980)

Extrait de l’album Hotter that July (1980), ce titre bâti sur un rythme reggae est un hommage appuyé à Bob Marley avec lequel Stevie Surprise s’était produit sur scène quelque temps plus tôt. La chanson évoque également la fin de la guerre civile au Zimbabwe, survenue en décembre 1979. Icône du reggae, Bob Marley s’éteindra en mai 1981.

“I Simply Referred to as to Say I Love You” – 1984

“I Simply Referred to as to Say I LOve You” (Stevie Surprise, 1984)

Écrite et composée pour la bande originale du movie The Lady in Purple de Gene Wilder (l’adaptation américaine de La Fille en rouge), sortie en 1984, cette douce ballade a valu à Stevie Surprise son plus énorme succès business. Le titre, qui passait en boucle sur la bande FM, a reçu l’Oscar de la meilleure chanson originale.

“Overjoyed” – 1985 (model acoustique 1983)

“Overjoyed” (Stevie Surprise) présentée dans l’émission “Saturday Night time Reside” en mai 1983

La très belle model discographique de cette ballade, l’une des plus bouleversantes de Stevie Surprise, determine dans l’album In Sq. Circle (1985) dans lequel on trouve aussi le tube Half-Time Lover. Stevie Surprise avait écrit la chanson à la fin des années 70 pour un album précédent mais il l’avait finalement laissée de côté. En mai 1983, il l’a présentée durant une émission du Saturday Night time Reside dont il était l’hôte principal. Dans la vidéo ci-dessus (son audio), sa elegant model piano-voix débute après un bref discours, à la 31e seconde.

“From the Backside of my Coronary heart” – 2005

“From the Backside of my Coronary heart” (Stevie Surprise, 2005)

Cette ballade tendre et entraînante, dans la plus pure custom Surprise, determine dans le 23e dernier album studio de Stevie Surprise, A Time to Love, le dernier en date du chanteur, sorti en octobre 2005. La chanson a reçu en 2006 un Grammy Award au titre de la meillleure efficiency vocale pop masculine. Stevie Surprise en a remporté vingt-cinq Grammies au whole, plus un Grammy d’honneur.

Bien sûr, on aurait pu ajouter des dizaines d’autres chansons de Stevie Surprise, comme le vibrant Pleasure Inside my Tears (1976) déjà cité plus haut, Love’s in Want of Love Right now (1976), la ballade My Chérie Amour (1969), les tubes Half-Time Lover (1985) et Free (1987), sans oublier I used to be Made to Love Her (1967), les joyeux et entraînants Signed, Sealed, Delivered (I am Yours) (1970), Do not You Fear ‘Bout a Factor (1973) et Do I Do (1982) avec la participation de Dizzy Gillespie… Alors, à chacun de tracer son propre itinéraire dans le monde merveilleux de Stevie.



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