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Detroit Metropolis : une ville pour le rock’n Roll, une ville pour la punkitude. La portière de la Plymouth noire claque comme un cuir acéré. Cshlakkk… Do you keep in mind the time, they did an excessive amount of Coke. La route file à cent à l’heure, la portière de la Lincoln claque comme des doigts décrispés par des éclairs de dope : «It’s like a spike burnin’ in my vein»… Plus vite, plus vite, plus vite… Je sais très bien qu’au bout de la route il y aura le choc et une explosion, la lumière blanche plus forte que la Metedrine : Tonight I wish to be destroyed… by you.

1/ KISS-METIQUE ROCK… COSMETIQUE ROCK :

Samedi 22 mai, Kiss passait à l’Olympia : la portière de la limousine claque comme des œufs brouillés dans la neige blanche comme la coke. Kiss chante les baisers acérés comme des aiguilles, les New York Dolls, un autre cosmétique band l’avait fait aussi : I’m simply lookin’ for a kiss. Child I want a Kiss and a repair… please gimme a repair ! Et Paris n’a plus jamais été la même, a dit Yves Adrien. La portière de la Bentley claque comme un Flash d’électricité, et l’autoroute comme dans la nouvelle de Hunter S. Thompson «Worry and loathing in Las Vegas», un autre voyage au cœur de l’American Dream quand le pace brûle dans la chair comme du feu : «Inside it’s hearth ! Yeah, Awright ! Awwwwwwright !» Et bientôt la tête n’est plus qu’un délire électronique avec la chaleur de l’herbe de Colombie et du sperme salé comme le liquide qui frémit dans la cuillère d’argent. Du feu et du sang. Explosion… Flashs et sirène de police pour créer un present comme un shoot d’amphétamine ! Wham Bam Thank You Ma’am !… Visages grimaçants à la Docteur Phybes et les sons qui ne veulent plus s’arrêter. La portière de la Buick claque comme les baguettes du drums. Unhealthy Vibes from Heavy Metallic Metropolis : Gimme a fantastic large kiss ! Le sang remonte dans la shooteuse et la portière claque. Les grattes-ciel et les rues vides : New-Yawwkerrock and Roll ! ! We wish extra kisses jusqu’à l’extase disent les groupies en chaleur, les panties suintant de sève violette et murmurant : «I really like you Adolph !» tandis qu’elles se masturbent ! Orgasme synthétique. Woof Woof ! ! ! Baaaaaaaa ! Cluck ! Cluck ! Mew Mew ! Bob Ezrin fait glisser ses doigts sur le piano comme un flipper usé, autrefois il errait dans «Berlin», la grande ville morte avec un junky du nom de Lou Reed. Kim Fowley leur a écrit un titre : «Do you Love me !» comme un texte du vieux Invoice Burroughs dans «Bare Lunch» : «I need you cos’you don’t need me/I need you cos’I can’t have you ever», écriture à la limite du tangible quand les mots sont castrés, coupés, Tonight I need you to be Harm, damage, damage ! Un baiser de feu suave et tendre comme une aiguille qui embrasse/embrase la veine. La TV est branchée et la radio diffuse du Rock’n Roll… Jusqu’à l’overdose : «By no means thoughts O.D.». Quand la portière claque…

2/ ARE YOU READY EDDY FOR THE HOTRODS?

La semaine dernière, les Hotrods étaient à Paris : juste assez d’énergie pour se rappeler que le rock n’est pas mort. Les Hotrods ajoutent un chapitre au grand livre Punk : Comme Physician Feelgood, ils ont compris que le Rock’n Roll était un mélange de sexe, de drogues et de violence… les Stones eux, l’ont oublié ! Le groupe s’est formé il y a six mois seulement à Southend, un coin de la Tamise qui a vu naître également Feelgood et Kursaal Flyers. Puis voyage à Londres : Heavy Metallic Metropolis ? et circuit des pubs : ils sont interdits de séjour au Mammersmith parce que le chanteur Barry Masters a quitté la scène pour continuer de chanter accoudé au bar ! Ils jouent du rythm’and blues avec l’énergie des seventies : le guitariste Dave Higgs (qui avait joué avec Wilko Johnson dans The Repair) attaque à l’adrénaline tandis que le chanteur Barry Masters «Make Mick Jagger appear to be a sissy !». Le groupe va vite : trente chansons en une heure. Un contrat pour quelques années chez Island avec deux singles, leur premier album qui sera mixé par Andy Makay et paraîtra cet été. Un morceau de choix pour les Metallic Freaks ! I wish to have enjoyable/earlier than I die. Les Rods fils de la puissance brute avec Iggy et Cyril des Groovies. Ils font actuellement une tournée en France managée par Skydog-Open Market où on peut louer des locations pour leurs concert events : vendredi 28 mai : Le Mans, samedi 29 : Epône, près de Mantes-la-Jolie. Mardi 1er juin : Mâcon, vendredi 4 : Le Havre. Samedi 5 : St-Michel sur Orge.

3/ REVUE DE PRESSE.

New-York rocker (238, eighth avenue suite 3, NY) une des meilleures revues rock du second. Au sommaire du numéro 1, une histoire des Dolls de 72 à 76, David Byrne’s interview des Speaking Heads, The shut nostril ou remark s’habillent les storage bands, un poster de Leee Black Childers avec les 130 fabuleux visages des héros de la scène new-yorkaise, Miamis tune ebook, les Ramones, Shirts, Planets, Tuff Darts + des tas d’autres infos…

Punk : Le N° Three est un spécial Ramones. Punk est entièrement écrit à la fundamental avec des interviews en bandes dessinées et des tas de graffitis dans tous les sens. Dans le N° 1 : Lou Reed s’explique sur «Metallic Machine Music», définitivement le meilleur album des seventies. Dans le 3 : David Johansen : les Dolls ont toujours été un punk-band qui n’avait rien à voir avec tous ces journeys décadents. Les Ramones dont je vous parlerai la semaine prochaine pour la sortie de leur disque.

Andy Warhol’s Interview : (en vente à l’Olympic Cinéma), c’est de plus en plus snob et de mieux en mieux mis en web page. Dans le numéro d’avril : Truman Capote, Ellah Greene, Edgar et Johnny Winter, les frères albinos photographiés sur fond blanc, Ginger Rogers par Andy Warhol, Keith McDermott, Victor Hugo et Alain Robbe-Grillet. Les journaux français : Rock et Folks et Finest ont bien entendu vingt ans de retard : aucun intérêt. Dans Atem numéro 4, un très intéressant article de Xavier Beal sur Nico avec des textes de ses chansons : Falconer, Janitor of lunacy, nobody is there afraid, my solely little one, abschied, mütterlein. Un morceau de choix pour les Nico’s freaks (23 bis, rue A. Briand 54000 Nancy)

Rock new : (12 rue des Halles 75001 Paris). Un spécial Stones hors série avec la traduction des plus intéressants articles sur les pierres qui roulent : «Extase et satanisme» par Lester Bangs, Jagger Backstagé par Lisa Robinson et «L’homme singe…» par Patti Smith, le meilleur texte sur les Stones et le Rock en général : «Je passais le pantalon de Jagger aux rayons X, c’était de la belle viande. Et une salope. Cinq mecs blancs plus horny qu’un nègre. Leurs nerfs étaient électrifiés et ils bandaient leur troisième jambe. En 6 minutes, en cinq photos lubriques, j’avais mon premier orgasme dans mes petites culottes vierges !» + Movies, livres, disques par P. Benain et de très belles images de Dominique Tarlé… pour les Stones Freaks !

Voir : interrompt sa parution jusqu’en septembre, histoire de trouver de nouveaux financiers. On trouve le numéro 2 au journal 42, 52 rue de l’Aqueduc avec une interview d’Eric Rohmer, le cirque, Visconti et Jerry Lewis. Rendez-vous à septembre pour une nouvelle série.

Encyclorock : Une encyclopédie hebdomadaire du rock, comme il y en a déjà eu en Angleterre, mais cette fois-ci en français. Dans le numéro 1 : Alice Cooper et les Allman Brothers : A-oblige ! Enfin un Ciné revue hors série : Les Stars de l’érotisme… C’est tout pour cette semaine, see you subsequent week pour un «White Flash spécial Stoned» Flash’on !

Alain «Cruisin’» Pacadis


Alain PACADIS





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