Select Page


Pochette de l’album « Ramages », du duo Birds on a Wire.
Pochette de l’album « Ramages », du duo Birds on a Wire. PIAS

Est-ce parce qu’elle a appris à chanter avec son père, Wayne Standley, natif de l’Ohio, en interprétant des requirements du folks ou de la nation, que Rosemary Standley a une telle appétence pour les reprises ? Est-ce parce qu’elle a étudié le chant lyrique au Conservatoire, que la Franco-Américaine se promène aussi aisément entre les genres ?

Parallèlement au groupe Moriarty qui la match connaître en composant un répertoire authentic à partir d’une imaginative and prescient fantasmée des « roots music » américaines, la jeune femme a multiplié les projets voués à la réinterprétation.

Que ce soit avec Love I Obey (2015), mêlant compositions baroques et chansons traditionnelles ; A Queen of Hearts (2016), voué à des chansons écrites pour ou par des femmes ; un album avec le collectif Wati Watia Zorey Band, rendant hommage au Réunionnais Alain Peters, ou en duo avec la chanteuse-violoncelliste brésilienne Dom La Nena, sous le nom de Birds on a Wire, avec qui elle avait publié un premier album éponyme en 2014.

Dimension ludique

Jeudi 27 février, le binôme au patronyme inspiré par une chanson de Leonard Cohen donnait un live performance à guichets fermés dans la salle parisienne de La Cigale, la veille de la parution d’un deuxième opus, Ramages, confirmant l’éclectisme d’un répertoire aux tendances latines encouragées par l’apport de la Sud-Américaine.

Dans la pénombre, c’est une chanson traditionnelle catalane – El cant dels ocells (« le chant des oiseaux ») – qui ouvre un live performance dont l’épure dicte une irréprochable consideration d’écoute. Derrière sa complice, Rosemary Standley avance en apparition spectrale à peine éclairée par la lune. La lente noblesse de la model de I Shall Be Launched de Dylan paraît entraîner le live performance vers une solennité dont souffre parfois leur nouvel album. Comme si trop de bon goût condamnait au sérieux.

Leurs promenades dans la chanson italienne, les danses argentines ou brésiliennes vibrent d’une entraînante bonne humeur

Convaincu de la profondeur existentielle et politique de la chanson, le duo met aussi en scène sa dimension ludique. Ne serait-ce que par la façon dont Dom La Nena façonne son jeu de violoncelle en échantillonnant ses pizzicati, percussions et ligne mélodique en des boucles qui enrichissent les preparations. Si les graves de l’instrument et l’élégance un peu irréelle du timbre « soprano dramatique » de Standley dessinent une beauté crépusculaire (très émouvante dans Sur la place de Brel), ces musiciennes délicates distillent aussi ce qu’il faut d’humour pince-sans-rire et d’espièglerie.



Supply hyperlink