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Akane Torikai est une autrice dont l’arrivée en France, en janvier 2020, fut remarquée. Présentée par les éditions Akata comme une mangaka dont l’œuvre profondément féministe et engagée lui a valu une certaine reconnaissance, En Proie au Silence a confirmé la selected par son ton particulièrement violent, et ses réflexions qui résonnent avec notre société contemporaine. Ainsi, l’annonce de la parution de You’ve got Gotta Love Track, recueil d’histoires courtes paru au Japon en 2015, était une très bonne nouvelle. Automotive le format permet à un auteur d’aborder différentes idées à travers des histoires variées. Et pour une artiste comme Akane Torikai qui a des choses à dire sur le monde qui l’entoure, et des thématiques à aborder, le format semblait propice.

Ainsi, l’ouvrage se compose de quatre récits. Dans “Et si j’essayais de vivre ?”, Akane Torikai dresse le quotidien monotone et les réflexions d’Akari, une mère de famille qui ne trouve plus l’enthousiasme des débuts de la vie de famille. Malgré les efforts de son mari pour honorer ses désirs matériels, et le fait qu’elle ait un cute fils, rien n’y fait. Dans “La fugueuse”, Mikami est une lycéenne qui aimerait ne pas rentrer chez elle le soir. Lorsqu’elle croise Oshikawa, un camarade qui ne la laisse pas indifférente, sur le level de fuguer, l’envie de l’accompagner se fait présente. Dans “Le parc des cygnes”, un homme marié retrouve momentanément son ancienne maîtresse, enceinte de lui. La femme, qui se evaluate à un cygne, a une dernière confession à lui faire. Enfin “You’ve got gotta love tune” narre les tourments d’un homme épris d’une femme déjà mariée. Sa haine du crépuscule s’évaporera lorsqu’il la retrouvera, dans un contexte différent.

On le remarque bien vite à la lecture de ce recueil, un fil rouge information chacun des quatre récits écrits et dessinés par Akane Torikai : L’amour. Mais pas la relation amoureuse mielleuse, idéalisée dans moult récit. Au contraire, ce qui intéresse l’artiste est la mélancolie que peut amener ce sentiment, à travers plusieurs cas de determine possibles. Ainsi, des individus mariés comme des amants mais aussi une lycéenne sont au centre des messages développés par l’ouvrage. En terme d’ambiance, cela génère une lecture plutôt douce-amère, jamais inutilement dramatique, mais qui profère quelques élans de tristesse calme qui ont de quoi happer en cette période de début d’automne, propice à ce style d’atmosphère. Rien que pour l’aura d’ensemble, You’ve got gotta love tune interpelle, séduit et fait voyager vers des horizons amoureux particuliers.

Évidemment, puisqu’on connaît un minimal la mangaka grâce à son titre En Proie au Silence, les messages véhiculés derrière chaque histoire sont nombreux. Certains sont évidents et en section avec les pensées de l’artiste, notamment avec le premier récit qui narre toute l’ambiguïté de la vie d’une femme, dans une vie qu’on lui dicterait « parfaite ». Rien n’est aussi easy, une belle maison ne suffit pas à raviver une flamme, et les tourments d’un individus peuvent être plus complexes que ça. Dans ce même ordre d’idées, la densité d’une relation adultère est abordée à deux reprises, mais de manière plus incisive dans la troisième histoire que la mangaka cherche à rendre choquante par sa mise en scène. Dans une société où on blâmerait davantage l’amante que l’infidèle, le court docket récit sonne comme un petit cri de colère, à travers le portait d’une femme manipulée, en colère, et qui présente sa « vengeance », dans un sure sens.

Dans l’esprit purement thématique du titre, l’histoire sur la fugue des deux lycéens semble un peu à half, mais permet d’aborder une autre facette de la complexité de l’humain : Celle de l’adolescence. Une période qu’on a tendance à enjoliver, mais durant laquelle chacun peut exprimer ses troubles. Le récit capte davantage par son atmosphère, un peu comme le dernier chapitre, celui qui donne au one-shot son titre, presque onirique et qui pousse le lecteur à l’interprétation. Des optiques différentes qui, à leur manière, abordent la query du Temps : Celle de la jeunesse, mais aussi celle du futur, toujours en mouvement et imprévisible.

Alors, Akata ne s’y est pas trompé en nous proposant, en guise de deuxième approche de l’œuvre d’Akane Torikai, ce recueil d’histoires courtes. Prenant par son atmosphère, saisissant par sa représentation des tourments amoureux et garnis de petits messages fidèles à la pensée de l’autrice, You’ve got Gotta Love Track est une lecture aussi prenante qu’intéressante, peut-être même poignante par second, avec certains niveaux de lecture qui imposeront une relecture de certains récits, afin de les comprendre pleinement.

La chronique de l’ouvrage s’étant basé sur une épreuve numérique fournie par l’éditeur, nous ne fournirons pas d’avis sur la qualité de l’édition.



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