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Publié le 30 oct. 2020 à 6:03

« Qui est l’homme et qui est la femme d’aujourd’hui ? » s’interrogeait Donatella Versace dans la be aware d’intention accompagnant son dernier défilé. Pour y répondre, 90 silhouettes masculines et féminines chargées d’érotisme et dialoguant entre elles. Le tout prenant place Lina Bo Bardi à Milan, où se dressait un V (pour Versace) massif et zébré, accueillant les invités à l’entrée du present.

Dans une salle plongée dans l’obscurité, une set up signée Ferdinando Verderi, le très talentueux directeur artistique du journal « Vogue Italie », faisait l’objet de tous les selfies. Sur un mur apparaissait le visage démultiplié de Donatella Versace, un décor instagrammable pour une maison de mode dont le compte affiche 22 tens of millions d’abonnés. Des blondes platine, paupières surlignées de khôl et chaussées de bottes crantées, défilaient la démarche conquérante, affichant leur sensualité exacerbée à coups de tailleurs stricts épaulés, de microrobes ajustées et de tops courts.

Le vestiaire engagé de Versace

Le vestiaire engagé de VersaceDR

Tout en noir, les hommes, eux aussi peroxydés, leur répondent dans une gémellité quasi parfaite, entre blousons de cuir, pantalons à jambes fuselées et vestes épaulées. Egalement dans le vestiaire masculin, des costumes rose fuchsia ou zébrés, des survêtements oversize aux motifs baroques (très Versace) survitaminés, rehaussés du brand V. Pour les femmes, les fausses fourrures seventies associées à des robes nuisettes vraiment très courtes côtoient des robes du soir fendues – vraiment très fendues – rehaussées d’épingles dorées – clin d’oeil à la gown à succès créée en 1994 par Gianni Versace pour Elizabeth Hurley, ne tenant que par le truchement d’épingles.

Ici, Donatella Versace déploie tout un vocabulaire érotique, dans lequel hommes et femmes viennent piocher : du cuir moulant noir jusqu’aux mélanges d’imprimés flirtant délibérément avec le mauvais goût – un combine de motifs zébrés, fleuris et à carreaux. La assortment semble pensée pour des créatures, réelles ou fictionnelles, qui n’ont pas froid aux yeux. À l’picture de Donatella Versace, qui prouve avec cette partition flamboyante qu’elle est toujours la patronne de la « love model » Versace. A fortiori depuis le rachat de la marque par Capri Holdings en janvier 2019.

La bande-son du défilé

Du titre « All the time Ascending » du groupe écossais Franz Ferdinand à la new wave expérimentale de Klaus Nomi avec « The Chilly Music », le sound designer Frédéric Sanchez joue la carte d’une playlist puissante et énergique pour accompagner ces hommes et ces femmes sûrs d’eux-mêmes.



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