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J’ai pu voir de nombreuses espèces pendant mon confinement au Covid, même depuis mon appartement parisien. La nature est toute proche.

J’ai fait les chroniques confinées quotidiennes pendant la quarantaine parisienne, et voici quelques observations récentes de notre maison à Pantin, dans la banlieue nord-est de Paris.

Les Mésanges charbonnières qui ont élu domicile dans le trou du mur de mes voisins ont quitté leur nid ce matin. Des six jeunes, un a fini croqué par une pie, mais les 5 autres ont passé leur journée à attendre patiemment leur nourriture dans le cerisier de la cour. Picture du jour d’un des jeunes fraîchement sorti : 

Cet essai fait partie de la nouvelle initiative : TNOC Francophone

Le couple de Rougequeues noirs qui area of interest vraisemblablement dans la rue voisine se fait discret. Le mâle ne chante plus que quelques fois par jour. Il y a 10 jours, un jeune mâle (2e année) est venu concurrencer le mâle bien noir qui occupe habituellement les lieux. La femelle s’intéressait à lui, le vieux mâle tentait parfois de le chasser, mais s’en désintéressait le plus souvent. L’idylle a été intense (poursuites et vols à deux toute la journée mais brève, automotive je ne l’ai jamais revu, ce ne fut qu’une amourette de passage, mais peut-être en a-t-il profité pour s’accoupler discrètement comme cela arrive si souvent chez les oiseaux 🙂.

J’ai eu la shock pendant le confinement d’entendre le rougequeue noir émettre plusieurs imitations, dont le chant du Pouillot véloce, le cri du Chevalier culblanc et du troglodyte, et des babils que je n’avais jamais entendus. 

Mais j’ai eu encore plus de plaisir à écouter le chant du Rougequeue à entrance blanc qui area of interest de l’autre côté de la rue, dans l’enceinte du Lycée Berthelot. Il area of interest là depuis l’an dernier (en tout cas je ne l’avais jamais vu avant), dans le vieux mur que l’on voit au fond. J’en suis à 14 espèces imitées par ce mâle très imitateur, qui passe son temps en particulier à faire le chant de la grisette et du grimpereau. Aujourd’hui, il m’a gratifié pour la première fois du chant du Cochevis, juste avant de s’accoupler avec sa femelle ! 

A côté de lui, la Fauvette à tête noire chante quotidiennement, mais ce mâle n’est pas coutumier des imitations pourtant fréquentes chez l’espèce. 

Le confinement a donc été l’event d’apprendre des choses sur des espèces très communes : je n’avais jamais par exemple entendu le chant de la Pie, sorte de babil grinçant, et pendant le mois de mars ça m’est arrivé à plusieurs reprises !

Nous sommes à 300m du cimetière de Pantin. Depuis 2-Three ans, un couple de Faucons hobereau y area of interest, ce qui est remarquable, à 500m de Paris. Mais c’est également le cas dans les bois de Vincennes et Boulogne, et dans d’autres cimetières périphériques. Incroyable remark cette espèce a regagné du terrain. En montant sur le toit, j’ai le bonheur de le voir de temps en temps passer au ras des toits, et la semaine dernière j’ai entendu le couple émettre de sortes de petits cris de perruches que je n’avais jamais entendus, alors que l’un des deux tenait un oiseau dans les serres. 

 

Nous habitons à 2-Three km à vol d’oiseau du nid de Faucon pèlerin de la tour des Lilas, et encore aujourd’hui, j’ai vu la femelle cercler au-dessus de chez nous. Ce luxe d’ornithologie urbaine est tout récent, j’en rêvais quand j’étais gosse, c’est devenu presque habituel. Quel changement ! Je pensais qu’il s’agissait de ce couple jusqu’à ce que j’observe aujourd’hui les deux oiseaux sur une tour abandonnée de la porte de la Villette, seen en me plaçant à l’extrémité de mon toit ! Il semblerait bien que nous ayons à faire à un nouveau couple de pèlerin, juste au bord du périphérique parisien !  

Avec le survol quotidien des perruches, notre environnement s’est modifié à grande vitesse. Sans parler des goélands, bruns et argentés, que j’observe quotidiennement. 

Aujourd’hui, avec le beau temps qui a suivi la pluie, je suis remonté sur le toit, en 2h, entre deux lectures de mails, j’ai vu un Milan noir et un Balbuzard pêcheur en migration, et quelques hirondelles rustiques. Coup de likelihood ! 

Plus classique, depuis mars j’ai eu plusieurs fois l’épervier, généralement repéré grâce aux cris des corneilles qui viennent le houspiller.  

 Au rayon des grosses surprises, il y a 10 jours, le 23 avril, alors que j’étais sur mon ordinateur dehors comme ce soir, un Oedicnème s’est mis à crier pendant une vingtaine de secondes ! C’est un étrange oiseau des milieux secs, qui adore les carrières et autres terrains nus. Le couple le plus proche est à environ 15 km, aux abords de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, mais l’espèce est connue pour faire des déplacements assez longs la nuit pour s’alimenter et est loquace en vol. 

Il n’y a pas que les oiseaux, et outre les souris domestiques qui passent de temps en temps dans notre delicacies et les Pipistrelles communes en vol le soir, quelques insectes sont de passage. Pendant le beau temps de la semaine dernière, j’ai eu la visite quotidienne d’un Brun des Pelargoniums sur les géraniums de mon voisin (picture ci-dessous), petit papillon introduit dans le nord de la France. Un Némusien est passé brièvement, l’Azuré des nerpruns est présent en continu.   

Les Xylocopes (les grosses abeilles charpentières noires) patrouillent en permanence et sont étonnamment nombreux et presque chaque jour, une ou deux cétoines dorées viennent butiner. De notre tas de bois s’est envolé un Petit Capricorne, on va peut-être participer involontairement à l’set up de l’espèce dans un des parcs voisins ! Les Osmies cornues étaient fréquentes il y a un mois mais je ne les vois presque plus.  

Un syrphe que je n’avais pas souvent vu en ville, Merodon sylvestris, a fait une apparition la semaine dernière, et une autre espèce, Myathropa florea, semble intéressée par le terreau de notre petit pin, il pond surement dedans.  



Bonne dernière semaine confinée ! 

(NDLR : Le confinement devrait être levé progressivement en France à partir du 11 mai 2020). 

Maxime Zucca
Paris

Toutes les images sont de Maxime Zucca.

Sur The Nature of Cities

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Exterior My Window

I might see many species throughout Covid confinement—even from my Paris condominium. Nature is close by.

I’ve made every day confined chronicles (in French) in the course of the Paris Covid quarantine, and listed here are some latest observations from our dwelling in Pantin, within the north-eastern suburbs of Paris.

The Coal Titmouse household that took up residence within the gap in my neighbour’s wall left their nest this morning. Of the six children, one ended up biting a Magpie, however the different 5 spent their day patiently ready for his or her meals within the cherry tree within the courtyard. Here’s a daytime picture of one of many children, freshly emerged:

This essay is a part of the brand new initiative: TNOC Francophone.

A few Black Redheads, who’re most likely nesting within the close by avenue, are discreet. The male now solely sings a couple of occasions a day. Ten days in the past, a younger male (a 2 yr previous) got here to compete with the black male that often occupies the premises. The feminine was taken with him, the previous male generally tried to chase him away, however most frequently misplaced curiosity. The romance was intense (chases and flights in pairs all day lengthy) however quick. I by no means noticed him once more; it was solely a passing fling, however perhaps he took benefit of it to mate discreetly because it occurs so usually in birds 🙂

I used to be shocked in the course of the confinement to listen to the Black Redstart emitting a number of imitations, together with the music of the Swift Warbler, the cry of the Leach Knight, and the Troglodyte, and babbling that I had by no means heard earlier than.

However I had much more enjoyable listening to the music of the Pink-headed Redstart nesting throughout the road, within the grounds of the Berthelot Faculty. It has been nesting there since final yr (at the least I had by no means seen it earlier than), within the previous wall within the again. I’ve now counted 14 species imitated by this very inventive male, who spends his time to make music imitating the Grizzly Bear and the Creeper. At this time, he gave me for the primary time the music of the Cochevis, simply earlier than mating along with his feminine!

Subsequent to him, the Black-headed Warbler sings every day, however this male shouldn’t be accustomed to the imitations which might be frequent within the species.

So the confinement was a possibility to study issues about quite common species: I had by no means heard the music of the Magpie, for instance, a sort of squeaky chatter, and in the course of the month of March it occurred to me a number of occasions!

We’re 300m from the Pantin cemetery. For the previous 2-Three years, a few Passion Falcons have been nesting there. That is outstanding, solely 500m from Paris. But it surely additionally occurs within the woods of Vincennes and Boulogne, and in different peripheral cemeteries. Unbelievable how this species has regained its floor. After I go up on the roof, I’m pleased to see it once in a while passing by at roof degree, and final week I heard the couple emitting some sort of little parakeet calls that I had by no means heard earlier than, whereas one in every of them was holding a hen within the greenhouses.

 

We reside 2-Three km because the crow flies from the Peregrine Falcon’s nest within the Lilac Tower, and even right this moment I noticed the feminine circling above us. This luxurious of city ornithology may be very latest. I used to dream about it once I was a child; now it has turn into virtually traditional. What a change! I assumed it was this couple till right this moment I noticed the 2 birds on an deserted tower on the Porte de la Villette, seen from the tip of my roof! It appears we’ve a brand new pilgrim couple to take care of, simply on the sting of the Parisian ring highway!

With the every day flight of the parakeets, the environment has modified at nice velocity. To not point out the gulls, brown and silver, that I observe every day.

At this time, with the nice climate that adopted the rain, I went again up on the roof. In two hours between, between two periods studying emails, I noticed a Black Kite and a migrating Osprey, and a few Barn Swallows. Fortunate break!

Extra traditional obswevations: since March I’ve had a number of occasions the Sparrow Hawk, which I noticed because of the cries of Crows that come to mob it.

A giant shock: 10 days in the past, on April 23rd, whereas I used to be on my laptop outdoors like tonight, an Oedicnème began screaming for about twenty seconds! It’s an odd dryland hen that loves quarries and different naked floor. The closest pair is about 15 km away, close to Roissy-Charles-de-Gaulle airport, however the species is understood to make pretty lengthy journeys at night time to feed and is talkative in flight.

It isn’t solely birds, and aside from the home mice that spend time in our kitchen once in a while and the frequent Pipistrelle in flight within the night, a couple of bugs are passing by. In the course of the good climate final week, I had the every day go to of a Brown of the Pelargoniums on my neighbour’s geraniums (picture under), a small butterfly launched within the north of France. A Nemusian handed by briefly, the Buckthorn Azure is repeatedly current.

Xylocopes (the large black carpenter bees) are consistently patrolling and are surprisingly quite a few and virtually daily, one or two golden ketones come to forage. A Little Capricorn flew away from our wooden pile, we could involuntarily take part within the set up of the species in one of many close by parks! Horned Osmies have been frequent a month in the past however I hardly see them anymore.

A hoverfly that I had not usually seen on the town, Merodon sylvestris, made an look final week, and one other species, Myathropa florea, appears within the soil of our little pine tree, it most likely lays in it.

Comfortable final confined week!

(Be aware: Confinement was regularly lifted in France beginning on 11 Could 2020).

Maxime Zucca
Paris

On The Nature of Cities

All images are by Maxime Zucca.

In regards to the Author:
Maxime Zucca

MZ is an ornithologist, working on the Ligue pour la Safety des Oiseaux (LPO), France most important hen safety NGO, as a director of nature safety division. He has written books on Chook Migration and on Paris breeding birds.





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